La périménopause et la préménopause s’accompagnent de nombreux changements hormonaux.
Si les bouffées de chaleur sont bien connues, d’autres symptômes restent encore peu abordés.
Parmi eux, le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM), qui concerne une grande partie des femmes mais reste encore largement sous-diagnostiqué.
Comprendre ce syndrome est essentiel pour agir tôt et améliorer durablement sa qualité de vie.
Qu’est-ce que le SGUM ?
Le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM) regroupe l’ensemble des symptômes vulvo-vaginaux, urinaires et sexuels liés à la baisse des œstrogènes pendant la périménopause et la ménopause.
La diminution des œstrogènes entraîne :
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un amincissement des muqueuses vaginales
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une diminution de la lubrification
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une perte d’élasticité
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une augmentation du pH vaginal
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un déséquilibre du microbiote
Ces modifications favorisent l’apparition de nombreux inconforts au niveau intime.
Contrairement à certaines manifestations comme les bouffées de chaleur, le SGUM est progressif et peut s’aggraver en l’absence de prise en charge.
Quels sont les symptômes du SGUM ?
Le SGUM regroupe plusieurs types de symptômes.
1. Symptômes génitaux
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sécheresse vaginale (27 à 55 % des femmes ménopausées)
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irritations, brûlures, démangeaisons
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fragilité des muqueuses
2. Troubles sexuels
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douleurs pendant les rapports (40 à 77 %)
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baisse de la libido
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diminution du plaisir
3. Troubles urinaires (6 à 36 % des femmes selon les études)
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envies fréquentes d’uriner
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fuites urinaires
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brûlures à la miction
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infections urinaires récidivantes
Un terrain favorable aux infections
La modification du pH et du microbiote vaginal favorise également :
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les mycoses vaginales (Candida albicans)
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les vaginoses bactériennes
Ces troubles peuvent devenir récurrents et traduire un déséquilibre hormonal typique du SGUM.
Au total, plus d’une femme sur deux sera concernée par au moins un symptôme.
SGUM et qualité de vie : un impact souvent sous-estimé
Le SGUM ne se limite pas à un inconfort physique.
Il peut entraîner :
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une altération de la vie sexuelle
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une baisse de l’estime de soi
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une gêne au quotidien (marche, sport, vêtements)
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un impact sur la vie de couple
Certaines femmes évitent les rapports ou certaines activités par douleur ou appréhension.
Pourtant, la santé intime et sexuelle fait partie intégrante de la santé globale.
Pourquoi le SGUM reste-t-il tabou ?
Malgré sa fréquence, le SGUM reste peu abordé.
Les données montrent que :
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seule 1 femme sur 5 souffrant d’incontinence est traitée
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près de la moitié des femmes n’en parlent pas à leur professionnel de santé
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70 % des soignants n’abordent pas spontanément le sujet
Ce silence s’explique par :
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la gêne ou la honte
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le manque d’information
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la banalisation (“c’est normal avec l’âge”)
Quelles solutions pour soulager le SGUM ?
La prise en charge du SGUM repose sur une approche globale.
Avant même les traitements spécifiques, certaines actions simples du quotidien peuvent déjà améliorer significativement le confort intime.
1. L’hygiène de vie : la base souvent sous-estimée
Les fluctuations hormonales de la périménopause et de la préménopause impactent l’ensemble de l’organisme, y compris la santé intime.
Agir sur son hygiène de vie permet de soutenir cet équilibre en profondeur.
Alimentation
Une alimentation équilibrée joue un rôle clé dans le maintien du microbiote notamment vaginal et l’hydratation des cellules
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privilégier une alimentation riche en fibres (légumes, fruits, légumineuses)
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intégrer des aliments fermentés (yaourt, kéfir, choucroute…)
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limiter les sucres raffinés, qui favorisent les déséquilibres microbiens
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Boire 1,5L à 2L d’eau par jour
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Consommer des omégas 3 (petits poissons gras) et oméga 7 (huile d’argousier, noix de macadamia,…) qui vont venir hydrater les muqueuses et réduire l’inflammation
Un microbiote équilibré contribue à protéger la muqueuse vaginale et à limiter les infections.
Gestion du stress et des émotions
Mieux gérer son stress va permettre de soutenir son équilibre hormonal et son confort intime.
Certaines pratiques peuvent être bénéfiques telles que la respiration, le yoga, la méditation, la cohérence cardiaque.
Activité physique régulière
L’exercice physique permet :
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d’améliorer la circulation sanguine
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de soutenir l’équilibre hormonal
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de renforcer le plancher pelvien
Une activité douce mais régulière (marche, pilates, yoga) est déjà très efficace.
2. Adopter des gestes doux au quotidien
Des habitudes simples peuvent faire une vraie différence.
Hygiène intime minimaliste
Le vagin est un organe auto-nettoyant.
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laver uniquement la vulve avec un soin doux au pH adapté
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éviter les douches vaginales, qui perturbent la flore
Une hygiène excessive peut aggraver la sécheresse et les déséquilibres.
Choisir des matières adaptées
L’objectif étant d’éviter l’humidité et la macération, qui favorisent les déséquilibres on va privilégier les sous-vêtements en coton et éviter les matières synthétiques. On conseille aussi de limiter les vêtements trop serrés.
3. Rééduquer son périnée
Indiquée en cas de :
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fuites urinaires
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urgenturies
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perte de tonus
Encadrée par un professionnel de santé, elle repose sur des exercices musculaires, du biofeedback et de l’électrostimulation
Des compléments alimentaires à la périménopause adaptés
Microbiote vaginal
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