Créatine et préménopause : fatigue, brouillard mental, charge mentale… et si c'était votre nouvelle alliée de la rentrée ?
Créatine et préménopause : fatigue, brouillard mental, charge mentale… et si c'était votre nouvelle alliée de la rentrée ?

Fatigue, brouillard mental, manque de concentration à la rentrée ? Découvrez le rôle de la créatine sur l’énergie et son intérêt potentiel en périménopause.

Fatigue, brouillard mental, manque de concentration à la rentrée ? Découvrez le rôle de la créatine sur l'énergie et son intérêt potentiel en périménopause.

Les vacances sont terminées. En quelques jours, il faut reprendre le rythme : travail, enfants, activités, rendez-vous, organisation de la maison… Votre agenda est plein et votre cerveau aussi.

Vous vous sentez fatiguée alors que vous venez de rentrer de vacances ? Vous cherchez vos mots, oubliez ce que vous étiez venue faire dans une pièce ou avez plus de mal à vous concentrer ? Et si, en plus, votre sommeil devient moins réparateur et que vous vous sentez plus facilement irritable ou débordée, la rentrée peut rapidement ressembler à un véritable marathon.

Chez les femmes en périménopause, cette période peut être particulièrement déstabilisante. Car les changements hormonaux de cette transition ne se manifestent pas uniquement par des bouffées de chaleur ou des cycles irréguliers : brouillard mental, modifications de l'humeur et troubles du sommeil sont également fréquemment rapportés et peuvent avoir des répercussions sur la vie quotidienne et professionnelle.

Et c'est là qu'un complément encore très associé aux salles de sport mérite que l'on s'y intéresse : la créatine.

La créatine est-elle réservée aux sportifs ?

Pendant longtemps, le mot « créatine » a évoqué bodybuilding, muscles et performance. Elle a même parfois été confondue, à tort, avec les produits dopants ou les stéroïdes.

En réalité, la créatine est une substance naturellement présente dans notre organisme. Elle est également apportée par l'alimentation, principalement via la viande et le poisson.

Son rôle est particulièrement intéressant : elle participe au système créatine-phosphocréatine, qui permet de régénérer rapidement l'ATP, la principale source d'énergie directement utilisable par nos cellules.

Et si ce mécanisme est essentiel pour nos muscles, il l'est aussi pour un autre organe très gourmand en énergie : notre cerveau.

Voilà pourquoi la recherche ne s'intéresse plus seulement à la créatine pour la performance sportive, mais également pour ses effets potentiels sur la cognition et la fatigue mentale.

Quels sont les effets de la créatine sur le cerveau et la concentration ?

Mémoire, attention, concentration, rapidité de traitement des informations… notre cerveau consomme en permanence de l'énergie.

Une méta-analyse publiée en 2024 a ainsi observé des effets positifs de la supplémentation en créatine sur la mémoire, le temps d'attention et la vitesse de traitement de l'information. Les auteurs n'ont toutefois pas retrouvé d'amélioration significative de toutes les fonctions cognitives, notamment des fonctions exécutives.

La créatine n'est donc pas une poudre magique qui transforme notre cerveau du jour au lendemain. Les données sur ses effets cognitifs restent d'ailleurs encore discutées dans la littérature scientifique.

Mais son rôle dans l'énergie cérébrale en fait une piste particulièrement intéressante dans les périodes où notre cerveau est fortement sollicité.

Comme à la rentrée, par exemple !

Créatine et brouillard mental en préménopause : que dit la recherche ?

Difficultés à se concentrer, oublis, mots que l'on ne retrouve plus, impression de « brouillard mental »… Ces sensations sont fréquemment rapportées pendant la périménopause. Une méta-analyse publiée en 2026 confirme que les plaintes cognitives sont courantes durant cette transition et peuvent affecter le fonctionnement quotidien, le travail et les relations.

Les chercheurs commencent donc à s'intéresser spécifiquement au métabolisme énergétique cérébral et à la créatine chez les femmes en périménopause.

La créatine ne constitue pas aujourd'hui un traitement du brouillard mental de la périménopause, mais son rôle dans l'énergie cérébrale ouvre un champ de recherche particulièrement prometteur.

Fatigue, humeur, sommeil en préménopause : les fondamentaux d'abord

À la rentrée, notre premier réflexe est parfois de chercher ce qui pourrait nous donner davantage d'énergie. Pourtant, en naturopathie, un complément alimentaire ne remplace jamais les fondamentaux.

L'alimentation : privilégiez des repas complets avec suffisamment de protéines, des légumes variés, des glucides de qualité et de bonnes sources de lipides, notamment d'oméga-3. Évitez de compter sur les produits très sucrés pour retrouver rapidement de l'énergie : le regain est souvent de courte durée.

Le mouvement : marchez, bougez et intégrez progressivement du renforcement musculaire. C'est d'ailleurs ici que les bénéfices historiques de la créatine sont les mieux établis. Chez les femmes ménopausées, les données récentes montrent un intérêt sur la masse maigre et la force, notamment lorsqu'elle est associée à un entraînement en résistance. En revanche, son bénéfice direct sur la densité osseuse n'est pas démontré à ce jour.

Le stress et le sommeil : respiration, cohérence cardiaque, marche en extérieur, pauses sans écran… quelques minutes répétées quotidiennement peuvent déjà aider à créer des temps de récupération. Et surtout, ne faites pas du sommeil la variable d'ajustement de votre emploi du temps : les troubles du sommeil et de l'humeur font eux-mêmes partie des manifestations fréquentes de la transition ménopausique.

Créatine + Mind : quelle créatine pour les femmes en préménopause ?

C'est dans cette démarche globale que Créatine + Mind de Ginama trouve sa place.

L'objectif n'est pas de remplacer une bonne alimentation, le mouvement ou le sommeil par une dose de complément alimentaire, mais de compléter ces habitudes dans les périodes où les besoins physiques et intellectuels sont particulièrement importants.

Et surtout, oublions l'image de la créatine réservée aux hommes bodybuildés ! Elle intéresse aujourd'hui des profils beaucoup plus larges : femmes actives, personnes de plus de 40 ans ou encore personnes végétariennes ou végétaliennes, dont les apports alimentaires en créatine sont généralement plus faibles.

La rentrée est peut-être finalement le bon moment pour changer notre regard sur la créatine : non pas comme une solution miracle contre la fatigue ou le brouillard mental, mais comme un soutien potentiel de notre énergie cellulaire, à intégrer dans une hygiène de vie globale.

Alimentation + mouvement + gestion du stress + sommeil restent les quatre piliers de votre rentrée. La supplémentation vient ensuite, lorsqu'elle est adaptée à vos besoins.

Sources

  • Williams M., Maki P.M., A Review of Cognitive, Sleep, and Mood Changes in the Menopausal Transition, Obstetrics & Gynecology, 2025.
  • Bangle A. et al., Cognitive functioning in perimenopause: An updated systematic review and meta-analysis, Psychology and Aging, 2026.
  • Xu C. et al., The effects of creatine supplementation on cognitive function in adults: a systematic review and meta-analysis, 2024.
  • Smith-Ryan A.E. et al., Creatine Supplementation in Women's Health: A Lifespan Perspective, Nutrients, 2021.
  • Korovljev D. et al., The Effects of 8-Week Creatine [...] Supplementation on Cognition [...] in Perimenopausal and Menopausal Women, 2026.
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Naturopathe et réflexologue plantaire
Aurélie Peirone

Aurélie Peirone est Naturopathe Certifiée (ISUPNAT, FENA, OMNES). Elle accompagne aujourd’hui les femmes à chaque étape de leur vie, en particulier sur les problématiques hormonales, digestives et uro-génitales, avec une approche personnalisée visant à proposer des solutions concrètes et durables.
Son approche repose sur des changements simples et progressifs en hygiène de vie (alimentation, gestion du stress, activité physique), afin de restaurer l’équilibre du corps en profondeur et améliorer durablement le bien-être.